Ski alpin

Jeux Paralympiques 2018 : La Russie de nouveau écartée ?

Posté le 29 mai, à 18h00

Jeux Paralympiques d'hiver 2018

A Pyeongchang (Corée du Sud), du 09 au 18 mars
 
Pour pouvoir envoyer des athlètes aux Jeux paralympiques 2018 en Corée, la Russie doit prouver qu'elle a fait le ménage en matière de dopage, explique le président du CIP Philip Craven dans son interview exclusive à RT.
 
Philip Craven est un acien athlète britannique. Il est le deuxième et actuel président du Comité International Paralympique (CIP).
 
RT : Y-a-t-il eu des progrès effectués en ce qui concerne le respect des critères de l'Agence mondiale antidopage par le Comité paralympique russe ?
 
Philip Craven (P. C.) : Comme vous le savez, nous avons créé un groupe de travail composé de cinq personnes pour assurer le lien avec le Comité Paralympique Russe (CPR). Son responsable indépendant, Andy Parkinson, a annoncé lors de la dernière conférence de presse que des progrès significatifs avaient été observés. Il existe une atmosphère de coopération lors des réunions. Une feuille de route a été adoptée par le Comité paralympique russe, en coopération avec le groupe de travail. Certains points de cette feuille de route ont déjà été menés à bien. Mais maintenant, il faut voir quelles mesures ont été prises, quelles actions concrètes ont été menées par la Russie pour prouver au monde paralympique et au monde sportif en général que cette situation ne se reproduira pas. Ce dont parlait le rapport de Richard McLaren était affreux pour le monde du sport et pour le sport russe, cela doit donc changer.
 
« Nous attendons maintenant des actions de la part d’autres autorités pour soutenir les propos du CPR et pour nous dire : les choses vont changer en Russie ».
 
RT : L’un des points qui ont été mentionnés lors de la conférence, c’est qu’il semble que bien que le Comité paralympique russe ait fait tout son possible, certains critères ne sont pas de son ressort. On ne comprend pas exactement de quoi il s’agit. Que manque-t-il exactement ?
 
P. C. : Encore une fois, nous ne savons pas en détail comment fonctionne l’Etat russe. Et pourtant, nous avons eu l'honneur – je le souligne, l'honneur – d'avoir reçu la visite de plusieurs députés de la Douma [le Parlement russe], une délégation dirigée par Viatcheslav Fétisov, qui est au passage un bon ami, nous étions en 2003 tous les deux membres du Conseil de fondation à Montréal. J’ai appris lors de cette réunion que Viatcheslav Fétisov était quelque peu étonné par certaines informations que nous lui avions présentées à la fin de notre entrevue, parce qu’il insistait pour savoir exactement ce qui s’était passé. Ces informations lui ont donc été fournies, et nous attendons à présent des actions de la part d’autres autorités – autres que le CPR – pour soutenir les propos du CPR et pour nous dire : les choses vont changer, les choses vont changer en Russie.
 
RT : D'autres approches plus radicales sont évoquées, allant même jusqu'à une possible interdiction totale pour les athlètes paralympiques russes. Dans ce contexte, ne seraient-ce pas des innocents qui en pâtissent au bout du compte ? Quel message adresser à ceux qui prennent la décision finale ?
 
P. C. : La seule chose que je dirai à propos du Comité international olympique (CIP) par rapport à nous, c’est que notre structure est très différente. La structure d’adhésion du Comité international paralympique consiste en des comités paralympiques nationaux, des sports qui sont indépendants du CIP et des quatre fédérations fondatrices, ainsi que des régions aussi. Alors, la seule organisation à laquelle nous pouvons nous adresser dans cette situation c’est notre membre qui est le Comité paralympique russe.
 
« Nous pensons à tous les para-athlètes dans le monde, et nous sommes conscients de la possibilité que certains athlètes russes peuvent ne pas être impliqués dans cela ».
 
En ce qui concerne les athlètes, vous trouverez sur notre site web une déclaration de Chelsey Gotell, présidente du Conseil des athlètes du CIP, qui montre clairement que nous pensons à tous les para-athlètes dans le monde, et sommes conscients de la possibilité que certains athlètes russes peuvent ne pas être impliqués dans tout cela. Mais toute cette situation était tellement sérieuse qu’il n’y avait aucune autre option pour nous que faire ce que nous avons fait. Et nous sommes obligés de maintenir cette relation et cette suspension jusqu’à ce que nous voyions des changements majeurs se produire.
 
RT : D'après les dernières évolutions de la situation, pensez-vous que les athlètes paralympiques russes ont une chance de voir les Jeux olympiques d'hiver de 2018 ?
 
P. C. : J’estime que c’est pour cette raison que cette conférence de presse a été convoquée. Le temps presse, après quoi ce sera presque impossible. Et la date butoir vers laquelle ces changements importants doivent avoir lieu, doivent être visibles et doivent avoir été validés, c’est début septembre.
 
RT : Est-on sur la bonne voie, selon votre évaluation personnelle ?
 
P. C. : Je n’ai jamais eu d’opinion personnelle sur le sujet. C’est le Conseil d’administration du CIP qui a pris la décision, je ne suis qu'un porte-parole. Nous souhaitons que les athlètes russes puissent participer aux compétitions à Pyeongchang. Mais il reste beaucoup de travail à faire pour que cela soit le cas.
 
Photo : Alexander Demianchuk

Philip Craven évoque la participation des athlètes russes

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